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Mon Quotidien(89) |
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Articles les plus récents.
2005/08/31
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Categorie: Mon Quotidien
Auteur: ffenix (10:36 am)
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Fin (d’un petit festival estival) Sur une petite scène d’un festival d’été Un apprenti acteur, facétieux a tenté De vous désennuyer et de vous divertir De ses heureuses tristesses, de ses larmes de rire Essoufflé et en nage, éreinté de jongler Avec des vers glissant dont font faux bond des pieds Il voit avec bonheur, septembre le secourir Sa comédie d’été faire un dernier sourire L’écarlate rideau qui sonne la fermeture Est comme un « à bientôt », un « merci » qui assure Qu’il a aimé vos yeux, que le grand chapiteau S’octroie quelques vacances, pour penser d’autres shows Chères lectrices, chers lecteurs, maintenant applaudissez ! Le spectacle est fini, l’acteur va saluer Son public émérite qui a tenu le coup Qui l’a encouragé et l’a lu jusqu’au bout ! Auto commentaires : Il faudrait un générique de fin, je vais juste laisser mes remerciements. Merci A la fille que j’aime de s’évaporer peu à peu A ma petite étoile de n’avoir pas filé (bien qu’elle traite ainsi un mauvais coton) A ma biochimiste de se faire disparaître à volonté, puis de réapparaître A Hellène pour sa douce « non présence » A ma petite farfadette d’avoir oublié jusqu’à mon prénom A ma réconforteuse d’avoir accepté nos adieux A Mélanine de se mettre à écrire A la fille mystère de rester fidèle à son pseudonyme (j’aurais du en choisir un autre) Au petit garçon perdu de m’avoir laissé le citer alors qu’il souhaite conserver le plus total anonymat A la fille aux yeux kryptonite bleue et aux autres intervenantes et intervenants occasionnels d’avoir participé à leur insu à ma principale occupation de l’été, de m’avoir servi de petite troupe bénévole. J’inaugure à présent une grande rubrique d’excuses pour prolonger mon générique de fin. Mes excuses A ma meilleure amie si j’ai du mal à échanger, à me faire comprendre en face à face avec elle A ma petite étoile si je ne sais pas l’aider A ma biochimiste si je ne sais pas lui donner envie de me voir A Hellène si j’ai oublié sa fête, si je ne prend pas d’initiative A ma petite farfadette si je parle d’elle encore A ma réconforteuse si je suis brusque dans les adieux A Mélanine si nos projets claudiquent par ma faute A la fille mystère si je ne sais pas l’aborder, si elle nous trouve, mon silence et moi, bizarre Au petit garçon perdu si je ne lui ai consacré aucun poème, et si j’ai repompé un des siens A la fille aux yeux kryptonite bleue et aux autres intervenantes et intervenants occasionnels si j’ai pu être sévère voire injuste avec eux, ou bien trop tendre et coulant : j’ai des cours à prendre en demi mesure ! Voilà…Au plaisir et à bientôt ! Ffenix |
2005/08/30
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Categorie: Mon Quotidien
Auteur: ffenix (9:53 am)
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Dernier acte Dernier acte : aura t on droit à une fin tragique ? Contre Eve ses fils complotent, préparent une fin inique De ses côtes, ils ont pris des poignards incestueux Et préparent l’enfantement d’un nouveau type de dieu Dernière scène : le sang coule, des blessures de ses flancs Malades d’âmes, on y vois boire ses enfants Comme des louveteaux tètent, la force de leur mère Pour calmer leur grande faim, soulager leur misère Derniers mots : On apprend, qu’Eve est aussi Lilith Que son sang est poison, et que les vaines fuites De ses enfants repu, n’y pourront rien changer Ils ont creusé leur tombe, qui siffle contre leurs pieds Dernier geste : un serpent, a pondu dans leurs corps Des larves qui s’alimentent des entrailles des morts Et de ce charnier sombre, inhumé par le soir On peut voir s’élever un champ de pâquerettes noires Auto commentaires : J’admire ces fleurs Elles sont comme l’éclair élégant Qui jaillit d’un regard noir comme le ciel Je l’ai capté et mon cœur s’endort Sur quelques uns de ses pétales La nuit passe Le lendemain, la rosée les bénit D’une salive rouge sang Diluée d’amertume Lacrymale Que me répondrait on si j’affirmais Que le pistil de ces fleurs Est la rencontre heureuse De la mort et du hasard Dont naît le beau ? Qu’importe Et mes ailes lestées d’espoir M’amènent tout de même Jusqu’à mon lit Une vaste douleur borde mes cernes Mes yeux obscurs se ferment Et je sourie Votre monde est peut être mort Mais le mien pas encore Et à défaut de pouvoir jouir de vous Je jouis de moi même |
2005/08/29
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Categorie: Mon Quotidien
Auteur: ffenix (10:08 am)
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Les amants dos à dos Les amants dos à dos restent chacun tournés Vers leur bande d’amis, Montaigu-Capulet Juliette et Roméo tiennent bon main dans la main Les regards inclinés vers différents destins Les amants dos à dos ne se voient plus pleurer De leurs blessures mutuelles, Montaigu-Capulet Juliette et Roméo sentent leurs petits doigts Glisser l’un contre l’autre, sans bruit ni effroi Les amants dos à dos ne s’entendent plus parler Les vents ne les aident plus, Montaigu-Capulet Juliette et Roméo s’agrippent du bout des ongles Et leur fragment d’union au fil du temps succombe Juliette, pourquoi t’accroche tu tant à lui Il t’aime à peine comme moi, qui t’observe, te sourie L’amant derrière ton dos est une vile illusion Quand l’ami devant toi t’écoute avec passion Auto commentaires : J’ai proposé à Juliette de devenir son petit homme miniature. Portatif, elle me rangerait dans sa poche. Econome, je me nourrirais des miettes de ses sandwichs, une seule de ses soufflettes suffira, me fera l’effet d’une douille géante. Arrangeant, il lui suffira de me jeter dans un coin, un haut carton, pour qu’elle aille voir ses amants sans que je la dérange. Ca lui a bien plu. Elle m’a promis de me construire une guitare et un ampli miniature, que je lui chante des chansons d’amour lorsqu’elle débauchera de l’hôpital (elle sera infirmière quand elle sera grande). J’ai promis que malgré mes tout petits doigts, je bosserais dur pour lui sortir des soli magnifiques. Elle me construira un crayon miniature aussi. En retour, je lui écrirais des poèmes. Elle a rougit, ça lui plaisait aussi. J’ai déploré qu’il me serait difficile de la seconder pour les tâches ménagères. Je pensais que je ne pourrais jamais l’inviter au restaurant ni lui offrir des fleurs. Elle m’abandonnera si vite pour ses amants ! Alors nous avons cherché, et elle m’a trouvé un job : secrétaire, je serais son secrétaire particulier. Mademoiselle est flemmarde, elle aime discuter sur le net depuis son lit, le clavier sur sa couette, l’écran à l’autre bout de la chambre. Alors, elle me fabriquera un porte voix miniature, que je lui crie ce qu’on lui envoie, et qu’elle puisse répondre depuis son lit. Je pourrais bien aussi saisir du texte qu’elle me dictera, en sautant de touche en touche sur son clavier, en faisant des grands écarts, mais, je risque de m’esquinter les muscles des cuisses. Elle a jugé nécessaire de me proposer des petits massages pour que je récupère plus vite. Je venais soudain de retrouver ma jeunesse, et je me suis mis à sautiller frénétiquement un peu partout. Quelques minutes plus tard, revenu à moi, j’ai trouvé aussi que ce serait plus prudent, afin que je ne me blesse pas. Je l’ai mis en garde ensuite : je suis chatouilleux parfois. Elle m’a dit de ne pas m’inquiéter. J’avais l’impression d’avoir affaire à une spécialiste, aussi, je fut rasséréné. Je lui proposais différents services en contrepartie de massages (j’étais devenu très fragile musculairement) mais elle déclina gentiment mes offres, les unes après les autres. Je jubilais plus tard, m’imaginant me livrer la nuit à mon fétichisme, ma grande passion des visages. Je lui avouais que je passerais bien mes nuits, une fois endormie, à escalader son visage, les belles rondeurs de ses joues, de son nez, de sa bouche, pour les couvrir de bisous. Juliette a du me trouver trop attendri, elle n’a pas rougit et j’ai réalisé que j’en avais trop dit, par cette punition. Je lui promettais de la faire se réveiller avec la musique qu’elle m’aura demandé la veille pour son lendemain midi. L’idée lui plaisait. J’étais heureux, sauf qu’elle était lasse de mes petits sautillements pour l’attendrir, elle voulait que je recroque dans le champignon, au bon endroit pour que je recouvre ma taille normale, mais j’aimais mieux rester tout petit, je pouvais lui dire plus de gentillesses et lui faire plus de bisous comme ça. Peut être s’imaginait elle réellement qu’un petit bonhomme tentait de la charmer, que les œillades de celui ci ne laissaient pas transparaître la couleur de mes propres yeux, que derrière ses bisous ne se cachait pas ma bouche, et puis…Je me suis rappelé que si j’ai à peine 15ans d’âge relationnel, Juliette, elle, sais lire entre les lignes. Entre les siennes, je prenais mon propre écho pour sa jolie voix. Mon propre écho m’enthousiasmais et me charmait, j’entendais son timbre de voix à la place du mien, j’explosais de joies intérieures lorsqu’elle restait de marbre (un bloc qui renvoie l’écho) : elle s’en foutait. Mais je la distrayais, je passais le temps, ce qui fait de moi un être pas totalement nuisible. C’est toujours ça… |
2005/08/28
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Categorie: Mon Quotidien
Auteur: ffenix (11:10 am)
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Je vais Je vais Ou sur la mer gelée, se jette le sable fou Ou l’écume ocre ronge l’océan par à-coups Pour rassasier l’amer qui dans mon œil subsiste Je veux le palimpseste du vrai solipsiste Je vais Ou les neiges estivales couvrent les prés vieillis D’une toison tendue d’un rose bien pâli Pour mieux sentir ma chair, ses passions améthystes Je veux le palimpseste du vrai solipsiste Je vais Ou les vifs au visage émacié par le temps Sont pleurés par leurs morts depuis le firmament Pour faire partir l’humide qui sur mes joues insiste Je veux le palimpseste du vrai solipsiste Je vais Ou de ses doigts onctueux le blanc néant protège Les cœurs crêpés de noir, leur funèbres cortèges Pour que le mien s’endorme sur un rêve qui existe Je veux le palimpseste du vrai solipsiste Auto commentaires : Si notre mort n’était qu’une apparence : J’imagine mon monde, parallèle à des tas d’autres. Et que parfois, je meurt sans m’en apercevoir, car à cet instant je bascule dans une suite, un monde parallèle dans lequel ma vie se poursuit. Je connais une fille qui s’est électrocutée dans sa petite enfance. Elle en a survécu, et j’ai imaginé qu’au moment de l’électrocution, son cerveau (ou le principe actif de son âme) sentant sa mort, il l’ait, par une sorte de réflexe instinctif, projeté dans un monde parallèle, dont le scénario est qu’elle en survit. Et elle ne se serait rendue compte de rien. Comme un film, dont on remplace un bout de bande par un autre, ou la fin de l’un est une péripétie heureuse de l’autre, il y a juste une petite jointure, c’est l’instant ou l’on est inconscient, ou la peur nous terrorise assez pour que nous ne soyons plus qu’instinct de survie, plus conscient de ce qu’on vit, et qu’on ne réalise ce qu’on vient de faire qu’après coup, comme on observe ce que viens de faire un autre. Ainsi je serais déjà mort pour des mondes, qu’alors j’aurais quitté pour d’autres sans me rendre compte de rien. Qu’une crise cardiaque me laissant mort ici m’amènera dans un même ici, mais parallèle, et que je n’en sois pas conscient, puisque tout y est pareil, sauf que mon cœur n’a pas lâché et que ce ne fut qu’une peur. Ca doit ressembler à quelque chose de tragique puisqu’alors j’enterrerais tout ceux que je connais, et peut être qu’à un moment, tout ces mondes parallèles joueront ma mort, et là je ne peux fuir et je tombe, la bobine saute une dernière fois et s’arrête tout bêtement. C’est un songe qui lui a plu, qui laisse vivant celui qu’elle aimait et qui est parti trop tôt. Ainsi il est bien mieux qu’au paradis, il vit encore avec elle, dans un monde parallèle, même si elle elle vit sans lui, ici, et qu’il ne sera plus jamais dans ses mondes. |
2005/08/27
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Categorie: Mon Quotidien
Auteur: ffenix (11:47 am)
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Le chat Après de longues nuits passées derrière sa porte A oublier ses mains, la chaleur qu’elles m’apportent A aimer les étoiles et jurer devant elles Que j’ai pu surpasser tout mon amour pour elle Après avoir chanté ma nouvelle liberté Comme un esclave qui d’un joug s’est libéré Voici qu’elle entrebâille la frontière entre nous Que je brûle de me frotter à ses genoux Contre ses caresses douces, j’oublie que ses doigts d’ange Sont couvert de mon sang, d’une volcanique fange La bave des sales chiens qu’elle m’a tant préféré Qui volèrent mes caresses, mes soins, mes déjeuners Car comme ces humains aux impérieuses passions (Qui dictent tous leurs ordres à une servile raison) Les caresses enchanteresses de ma maîtresse chérie Me plongent mieux que tout dans le fleuve de l’oubli Auto commentaires : Je restais à la porte les longues nuits d’été. Elle m’avait gentiment poussé d’un revers de main, celle là même qui me nourrissait, celle là même qui venait lécher ma colonne vertébrale de frissons voluptueux. A trop lui manger dans la main, elle s’est plus occupée des chiens, qu’elle faisait rentrer parfois dans la maison. Ils me répugnaient. Marchant sans classe, reniflant sans cesse la moindre odeur forte, incapable de voir quoique ce soit dans la pénombre. Je les prenais vite en pitié, ce sentiment ne m’a jamais quitté depuis. Je n’avais que le tort d’être un chat parmi les chiens, d’aimer les nuits quand ils aiment le jour, de sélectionner ma nourriture méticuleusement quand ils se nourrissaient d’ordures. De faire des manières pour passer à l’eau, quand les toutous obéissait aux ordres. Elle ne voulait plus de ce caractère de chat, et troqua ma taciturnité contre l’avilissement de ces chiens à ce qu’on attend d’eux. Misérables de complaisance, sales de n’avoir qu’un caractère à la demande. Ils vendaient leur âme pour un os, si cette vermine en a une. Alors j’ai médité sous la lune, j’ai dis aux étoiles que je me repentais d’avoir tant aimé ce qui est laid et corrompu. Je me voulais anachorète, suivant une vie purifiante et sacrée, rendant seulement hommage à l’existence de soutenir mes pas de velours. Un jour un rai de lumière à baigné mon visage du souffle humain du renouveau. Je réentendais mon nom sortir d’un lieu abandonné. Elle avait retrouvé le chemin de son cœur, et j’étais un peu dedans, encore. Sa main tendue m’offrait le répit d’une vie douce et plaisante de lumière artificielle, quand mon existence nocturne restait dure comme le réel, même après les semaines et l’habitude. Alors je suis retourné sur mes pas, sur mes décisions, et j’ai laissé mon pelage nocturne entre ses doigts dont j’avais oublié l’enivrante douceur. J’oubliais mes ressentiments, jour après jour, et je regardais à nouveau les chiens de haut. Mais j’avais changé. Je sentais trop bien ce qui me pendait au museau. Je prenais soin de me méfier, et à la première injustice, mes griffes acérées, par la dureté du sol des alentours, ne manqueraient pas de lacérer leur cible, exultant, d’une vengeance libératrice et fière. |
2005/08/26
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Categorie: Mon Quotidien
Auteur: ffenix (9:55 am)
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Celle qui aimait les chagrins Parfois on aperçoit, au coin de son bel œil Glisser une petite larme, lentement, comme d’un deuil Doucement l’on s’éclipse, et lors bat sa paupière Qui camoufle un instant un astre bleu mortuaire Comme des pas velouté, qu’on articule à peine Elle pose dans ces moments sa noble voix en peine Qui reste droite malgré la mort de ses aïeuls Comme une veuve fière, forte, et digne, bien que seule Ses gestes vaporeux, recouvrent d’un suaire blanc Le reste de ses mots, qui, en les prononçant Chutent dans l’au delà. Elle les exprime quand même De ses longs doigts d’albâtre, de respirations blêmes Je connais bien cette femme qui aime les chagrins Qui excelle à souffrir des drames du quotidien Et comme le spectateur d’une tragédie parfaite Je n’arrive à stopper la douleur dans mon être Auto commentaires : Sous la grande voûte résonnent quelques pas… On entend les bruits des cloches frapper solennellement le carrelage, dur et froid. Quelques fleurs, la tête baissée (De funèbres pensées) et comme quelqu’un dans une barque de bois. Il part… Tout le monde est triste, comme si plus personne ne croyait au paradis. « Il va nul part finalement ? » chuchote un petit garçon à sa maman, qui lui répond d’une mine figée, gelée comme définitivement par le temps. On ne pouvait pleurer son départ pour une destination diabolique, c’était un homme si bon. On devait pleurer son anéantissement. Moi je songeais qu’on part là ou l’on se disait qu’on allait partir. J’imaginais la vie assez retorse pour guider au néant les athées, au paradis les bons chrétiens (ceux qui se pensaient « bon »), en enfer les mauvais (ceux qui se pensaient « mauvais »). Dans un magnifique monde imaginaire les païens aux croyances vikings, morts au combat. En réincarner d’autres dans un arbre, un intouchable, un brahmane. Je me rappelais de me convertir et de vivre selon l’enseignement de Jésus Christ, au moins quelques temps avant de mourir, au cas ou ma théorie serait autre chose qu’une absurdité. Ou bien de m’inventer une nouvelle religion. De me créer ce monde post mortem dans lequel je souhaiterais prolonger le voyage. J’imaginais aussi, que nous soyons immergé alors dans un monde de rêve perpétuel, ou rêve et cauchemar s’enchaîneraient sans fin, sans possibilité de sursaut pendant le sommeil. J’imaginais un principe actif dans le cerveau, resté caché des scientifiques, qui, incomplètement détruit, nous permettrait de voir ces rêves. Voilà pourquoi, l’enterrement me paraissait préférable. Puis, j’imaginais l’inverse. Que tant qu’il en restait une miette, nous gardions une certaine conscience. Nous sentions l’étouffement du cercueil, les interminables jour sous terre, à attendre la fin de notre décomposition, à capter encore le monde par un sens, ou un péri sens, quelque chose d’autre, peut être les vestiges d’un sens perdu très longtemps auparavant, et ranimé en cet instant d’urgence. Comme le réveil d’un instinct après la mort. Enfermé dans une petite boîte sombre, des années durant, sans pouvoir dormir ni mourir, ça ressemble bien à une sorte d’enfer. Je sortais finalement, vacillant entre calme et frayeur, et ces pas sur le carrelage se multipliaient dans ma tête. Leurs échos mourraient lentement. |
2005/08/25
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Categorie: Mon Quotidien
Auteur: ffenix (1:47 pm)
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Le pêcheur Quand j’étais encore jeune, une de mes grandes passions Etait la chasse en mer, la pêche dans les grands fonds Je surfais sur une toile, la surface des eaux Je détectais ma proie et j’y plongeais sitôt Combien d’infâmes oursins, me laminèrent le cœur Combien de baleineaux, firent mes petits malheurs ! Au niveau du rivage, on voit mal les sirènes Qui dans un tête un tête, nous semblent d’épaisses baleines ! J’ai alors remonté, des obscures profondeurs, Une belle étoile de mer, aux écarlates lueurs Je m’en félicitais, j’attrapais ses rougeurs Je brûlais d’amitié, et d’innocentes couleurs Mais une éponge acide, derrière elle, se cachait Et ses yeux de javel d'hilarité pleuraient « Je suis Bob ! Cette étoile, est une âme à mes pieds ! Tu ferais mieux d’aller réapprendre à pêcher ! » Auto commentaires : "Une amie à moi kiffe l’imbécile père spongieux. Au début ça ne m’inquiétais pas trop, je me disais : ça lui passera. Mais non. Alors au début, pour me défouler, je n’avais rien trouvé de mieux que de faire la vaisselle avec acharnement : je grattais l’éponge de toute mes forces contre les plats, je la gorgeais d’eau chaude, je commençais à la déchirer et là j’ai sentis que c’était trop dur, il me fallait exorciser ce démon. Je redessinais ses yeux avec des gouttes d’eau de javel, et je lui criais qu’il ne fallait pas abîmer ses beaux yeux. J’attendais que l’éponge soit rongée pour exulter. Mais j’avoue qu’il m’en fallait plus. Je me décidais donc à ressortir toute l’artillerie la plus lourde : je lui bâtis un petit mont de sable, je construis un petit crucifix à sa taille, et chaque jour je le clouais, et finissait par le brûler. La fumée était si immonde que mes voisins finirent par se plaindre. Je devais changer de tactique. J’écartelais des éponges par dizaines, par centaines, je ne faisais plus que ça de mes journées, mais ça me destressais. Ca ne changeait rien à son amour pour lui, évidemment. Je décidais d’être plus méthodique et de m’attaquer aux causes. Qu’aimait elle chez cette vulgaire éponge aux yeux bleus, répugnante de charité chrétienne et d’une candeur toute puérile ? Bien sur, son innocence, me répondit elle, et aussi son charme, son charisme. Son innocence était une vraie niaiserie. Il voulait toujours résoudre des problèmes qu’il comprenait à peine, simplifiait les gens en deux catégories : les gentils et les méchants. Son charme était du à ses yeux bleus, à son grand sourire niais, à son air stupide, essentiellement. Son charisme était celui d’une éponge anthropomorphe. Je ne savais comment lui ouvrir les yeux. Elle me parlait souvent de son amoureux. « Qu’il a de beaux yeux ! », c’était pour mieux lui mentir évidemment, « Qu’il fait de belles phrases ! » c’était pour mieux la manipuler assurément. Je me sentais tellement désemparé que je crois bien avoir fait une bêtise. J’ai provoqué son amoureux en combat singulier, il choisira les armes et le lieu, le jour et l’heure exacte et je m’exécuterais. Mon amie, malheureuse, n’a tout de même pas tardé à choisir son camp, celui du père spongieux aux yeux bleus de javel. S’il choisit l’humour comme champ de bataille, je me sais perdu, c’est évident. J’ai choisis de vous écrire car vous êtes le journal féminin favori de mon amie, que vous devez savoir mieux que moi, qui suis un vieux type étrange et déphasé, comment elle fonctionne, comment la ramener à la raisons et comment m’aider et me tirer de ce faux pas. Je compte sur votre discrétion pour qu’elle ne soit pas avertie, que mon nom reste anonyme. Je vous remercie par avance. " |
2005/08/24
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Categorie: Mon Quotidien
Auteur: ffenix (10:13 am)
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Les voix du bruit J’écoutais, dans le train, les roulements métalliques De ce bruyant engin, son éraillée musique Les sons criard et dur des roues contres les rails Les hurlements furieux d’atroces barres de ferraille Dessous ce tintamarre, bientôt je percevais Des sons très familier que je reconnaissais de lointain vestiges ou de récentes discussions Des fragments de palabres, quelques conversations Ces bribes fugitives et ces voix d’ou viennent t elles ? Mon cerveau déconne t il comme chez la pucelle ? Ou y a t il un message, d’importantes prophéties Comme pour Abraham, Moïse et Jésus Christ ? Si le silence est muet, parfois le bruit transporte Des mélanges vocaux qui me hantent et m’escortent Dans de vaines recherches, pour les mieux entendre Pour percevoir leur sens, l’extirper, le surprendre Auto commentaires : Je me rappelle encore nettement de cet après midi. Un dimanche de début août, je rentrais chez moi en train après avoir dormi 2h dans une toile de tente à la levée du jour. 7h de sommeil dans le week-end, pour certain ce n’est rien mais moi qui ne veillais jamais, je comatais, Je n’avais pas de billet numéroté donc de place réservée, il y avait tellement de monde que je restais dans le sas au niveau des portes, à côté des toilettes. Je me suis assis en tentant de ne pas boucher le passage. Un type mal rasé et sans autre bagage qu’une bouteille d’eau était vautré à côté de moi et dormait. Une dame restait là aussi, elle avait l’air bizarre mais elle lisait le monde diplomatique que j’avais parcourut du regard au dessus de son épaule avant de m’asseoir à côté de ses pieds. Je n’avais pas le courage de chercher une place non réservée et je me sentais exclu dans le « wagon » des pauvres, pour une fois. J’allais passer quasiment 2h à entendre le vacarme des roues du train, coincé entre une porte de toilettes SNCF et un type désœuvré qui semblait néanmoins heureux d’avoir trouvé un lieu tranquille pour dormir. Un autre type devant moi m’étais sympathique, assis au niveau des ranges bagages, sa guitare devant lui, la barbe hirsute et l’air très cool. Je devinais des voix au travers des chocs entre les roues et les rails, il me semblait que celles des conducteurs étaient portées par ce boucan de fer et de taule. Les contrôleurs sont passés, je nous sentais louche à n’être pas assis, je nous sentais regardé bizarrement, je me sentais coupable d’une infraction que j’ignorais encore, mais nous ne fûmes pas contrôlé. Au lieu de ça, un type ouvrit la porte du wagon des gens assis, je me levais (je devais me lever à chaque fois qu’on voulait passer) et à ma grande surprise il m’adressa la parole. « Ya des places de libre ! » cria t il pour être entendu par dessus le bruit des rails. Je lui demandais de répéter, la fatigue m’abattait tellement que je doutais qu’il ait réellement pris la parole, ainsi je vérifiais, en me laissant le temps d’émerger. « Ya des places de libre !!! » me cria t il à nouveau, l’air agacé cette fois, mais moi je n’avais rien demandé et j’avais bien l’impression qu’il avait pitié de moi. Il m’était devenu particulièrement antipathique, et sa tête ne me revenais plus. Je lui demandais ou, pour qu’il me foute la paix ou qu’il en trouve une à ma place, dans un accès de compassion, ou juste pour lui laisser croire que j’en avais cherché sans succès. Il me montra sa copine du doigt, et m’expliqua que là ou elle se trouvait il y avait de la place. Je rentrais alors dans le wagon, en titubant entre les sièges, le bruit des rails s’estompa et une jeune femme absolument magnifique rangeait ses affaires pour me laisser la place ! Elle traça devant moi, je lâchais un « merci » inaudible comme en remerciement d’une faveur, et sitôt assis je songeais que je me serais bien endormi sur ses jambes, d’ailleurs si son mec partait elle ne dérangeait pas, elle pouvait bien rester, je n’avais besoin que d’une place...Tant pis…Bref. Je me demandais pourquoi moi et pas un des autres. Je devais faire le plus pitié de tous. Même plus que le zonard néo hippie qui pionçait ! Ou bien ils savaient que je n’avais pas cherché de place, par faiblesse ? Ou était parti l’adorable petit couple, mes sauveurs ? S’ils s’étaient trompés de place, pourquoi n’être pas restés sur des sièges qui n’appartenaient à personne ? S’il le faisaient par gratitude vis a vis de ceux qui n’avaient pas de billet réservé, pourquoi n’avoir pas cherché à en tirer des remerciements en contre partie ? Je m’attendais d’un instant à l’autre à être chassé sans ménagements, le siège n’en était que plus douillet et confortable. Mes yeux vacillaient de fatigue à tenter de regarder le paysage. Les voix des rails du train étaient devenues plus nettes, bien qu’on en ait comme baissé le son : je réentendais en elles celles des invités des fêtes du vendredi et du samedi soir. Il me semblait réentendre parler les gens de ces soirées par dessous le tumulte métallique du train. Ne parvenant pas à en comprendre le moindre mot, je tombais finalement dans un comatage vide, remettant l’analyse de cette bizarrerie à plus tard. ![]() |
2005/08/23
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Categorie: Mon Quotidien
Auteur: ffenix (11:16 am)
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Harry Piltonne « C’est le plus grand des grands, l’idole de toute ma vie Quand je serais plus grand, j’aimerai vivre comme lui Quand je le vois mon cœur, bat pour ce grand modèle Mon bonheur incarné, mon guide, mon dieu charnel Mais on n’me comprend pas ! On se moque de moi ! Pourtant la vie heureuse, dans ses yeux on la voit ! A vivre comme lui, c’est sur qu’on le sera ! A connaître sa vie, on connaîtra ses joies ! Pourtant en grandissant, je découvre peu à peu Que sa vie n’est qu’un mythe, qu’il peut être malheureux Et que j’aime une histoire, une pâle mise en scène Que je ne connais pas, la personne que j’aime Si ma félicité, m’était toute personnelle ? Si je devais chercher, en moi l’exceptionnel ? Si je voulais construire, au lieu de copier Ne serais je pas mieux, et surtout moins frustré ? » Auto commentaires : Les studios : Aujourd’hui nous avons le bonheur de recevoir dans nos studios, le grand, l’illustrissime, Harry Piltonne, monsieur Piltonne bonjour ! Harry Piltonne : Bonjour Les studios : Alors, la première question que tout le monde se pose, comment assumez vous votre célébrité, comment vivez vous ce passage de l’ombre à la lumière, des poubelles aux strass et paillettes ? Harry Piltonne : Très bien merci. D’ailleurs, depuis que l’émission a décider de starifier des gens normaux comme moi (NDLR : Harry Piltonne est un SDF rendu célèbre par une émission qui décida de romancer sa vie, et qui fit un vrai carton), on me salue dans la rue, on me donne des pièces, des billets ! Et ça va même plus loin : j’ai entendu le récit de personnes qui décident de vivre dans la rue, rien que pour se rapprocher des bonheurs de mon quotidien ! Les studios : Ce mouvement est sans précédent, et dépasse les espérances de la chaîne ! La starification des mannequins, coûteuse et franchement chiante, se voit remplacée habilement par celle de gens plus modeste, qui deviennent de véritables modèles, pour toute une génération ! Qu’est ce que ça vous fait d’en être à l’origine ? Harry Piltonne : C’est une très grande fierté, bien sur, même si je ne peux m’empêcher de trouver cela effrayant. Tout ces gens qui, sur mon passage, se mettent à crier mon nom, comme des bê…. Les studios : …(Coupent) Ca doit quand même être une magnifique fierté pour vous, la gloire, toute cette influence…Vous êtes devenu le porte parole de toute une génération désœuvré qui voit en vous un renouveau d’espoir et de réussite ! Harry Piltonne : C’est vrai que ma célébrité va loin. Je croise des gens qui portent mes tee shirt, ou mes pin’s parlant, ça fait très chaud au cœur, même si je me demande, si c’est vraiment moi qu’il adulent, s’ils comprennent qui je suis ou bien si… Les studios : …(coupent) Merci beaucoup monsieur Piltonne ! Il est heureux de voir que malgré votre célébrité vous restez toujours aussi accessible et ouvert pour vos fans du monde entier, qui rêvent de faire les poubelles à leur tour et de sortir de leurs petite vies banales et tristes pour embrasser un destin comme le vôtre. Nous suivrons avidement comment vous avez pu trouver un endroit pour dormir après avoir été molesté par des passants et les avoir repoussé héroïquement dans l’épisode précédent ! Le prochain épisode, juste après la pub ! |
2005/08/22
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Categorie: Mon Quotidien
Auteur: ffenix (10:10 pm)
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Je baise avec une pieuvre Ereinté par une nuit aux flots tentaculaires Mes cernes béantes comme des vagues crépusculaires Je n’ai plus pu cacher la teneur de mes œuvres Sous la nocturne écume, je baise avec une pieuvre Les doigts maculés d’encre, les yeux salés de fièvre Suçonné des ventouses d’un aquatique rêve Comme nier plus longtemps l’insistance des preuves Sous la nocturne écume, je baise avec une pieuvre La lune est seule témoin de nos ébats nocturne De ses baisers sans lèvres, de nos étreintes brunes Je ne peux garder pour moi ces caresses qui m’émeuvent Sous la nocturne écume, je baise avec une pieuvre Feuille blanche, encre marine, nuit blanche, écrits intimes Dans l’alcôve ténébreuse d’idées noires, je dessine Je délaisse le repos, il m’en faut faire l’aveu Sous la nocturne écume, je baise avec une pieuvre Auto commentaires : On frappe à la porte de mes rêves. La voici, ma chimérique acolyte, ma vaporeuse amante, qui chaque soir profite de l’absence des autres, pour s’asseoir sur ma couche. Nous dissertons ensemble. Quel jour fera t il demain ? Le soleil se lèvera t il, d’un noir de satin ? Ses rougeurs, ses dentelles, pour qui sont elles ? De ses bras reptiliens et froid, humides et aimant, elle serre contre elle ce tas d’os qui me sert de corps. Nos têtes s’inclinent sur un oreiller rongé de bave salée, la piste de danse de nos valses lascives. O mon petit ange pourpre, aux contours d’encre, aux plumes acérées, trace contre mon cœur, au compas, ces cercles concentriques dans lesquels je te veux suivre, toujours plus profond. Tu me prendras par la main, et ensemble nous irons, à la pêche aux émotions, aux plaisirs, aux rêveries. Aux cauchemars, aux idées noires, en goûter l’origine. Ensemble nous ne cueillons pas la fleur, nous l’arrachons, nous la mutilons comme une victime, une proie de nos joutes sanglantes, d’un sang d’encrier chaud et sale. Elle prend ses racines au plus profond de mon cœur, et sa sève est de la couleur mordante des cauchemars qui terrassent une imagination et un corps, les jetant ensemble dans une même fosse, celle d’une angoissante torpeur, animale, première, primitive : l’angoisse du jamais imaginé, du nouveau dans l’inconscient collectif. Lorsque des pelletées de sens recouvrent ma dépouille moisie. Ensemble nous ne creusons pas seulement, les sépulcres maintes fois profanés, nous plongeons par delà l’idée, et de ses baisers écœurant, nous nous enfonçons là ou l’on ne soupçonnait pas un fond. Cette terre d’ébène, qui porte nos corps moribond, n’est qu’un marécage, sous lequel gît du sens. Cet air lugubre, qui transporte nos funèbres respirations, n’est qu’un mur derrière lequel grouillent les cafards d’un inconnu à sacrifier. Sur les cendres du connu, pour implorer l’inconnu, ce néant qui est promesse de sens, nous dansons lascivement, nous nous roulons comme des bêtes dans un tombeau à ciel ouvert. La terre devient boue puis vase, la vase se désépaissit des saignements du ciel. Ses bras me compressent et m’engloutissent, bientôt je respire à peine, et seul sa bouche sans lèvre me tiens en vie. Je suis comme un fœtus dont la vie ne tiens qu’à un cordon ombilical. Bientôt, exténué, je m’endors contre son corps échauffé. Parfois je me réveille en pleine nuit, et je sens sa présence par la poisse sur mon oreiller, nos salives d’expérimentateurs. Au réveil l’encre couvre mes doigts, et le noir le dessous de mes yeux. J’ai encore fait du surplace, toute la nuit, à chercher l’indicible, à ne trouver que des monstres dans mon crâne. Il me faut encore puiser, pour extirper l’aube des abîmes. Mais, bientôt… |







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