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2005/08/28
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Je vais
Auteur: ffenix (11:10 am)
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Je vais Je vais Ou sur la mer gelée, se jette le sable fou Ou l’écume ocre ronge l’océan par à-coups Pour rassasier l’amer qui dans mon œil subsiste Je veux le palimpseste du vrai solipsiste Je vais Ou les neiges estivales couvrent les prés vieillis D’une toison tendue d’un rose bien pâli Pour mieux sentir ma chair, ses passions améthystes Je veux le palimpseste du vrai solipsiste Je vais Ou les vifs au visage émacié par le temps Sont pleurés par leurs morts depuis le firmament Pour faire partir l’humide qui sur mes joues insiste Je veux le palimpseste du vrai solipsiste Je vais Ou de ses doigts onctueux le blanc néant protège Les cœurs crêpés de noir, leur funèbres cortèges Pour que le mien s’endorme sur un rêve qui existe Je veux le palimpseste du vrai solipsiste Auto commentaires : Si notre mort n’était qu’une apparence : J’imagine mon monde, parallèle à des tas d’autres. Et que parfois, je meurt sans m’en apercevoir, car à cet instant je bascule dans une suite, un monde parallèle dans lequel ma vie se poursuit. Je connais une fille qui s’est électrocutée dans sa petite enfance. Elle en a survécu, et j’ai imaginé qu’au moment de l’électrocution, son cerveau (ou le principe actif de son âme) sentant sa mort, il l’ait, par une sorte de réflexe instinctif, projeté dans un monde parallèle, dont le scénario est qu’elle en survit. Et elle ne se serait rendue compte de rien. Comme un film, dont on remplace un bout de bande par un autre, ou la fin de l’un est une péripétie heureuse de l’autre, il y a juste une petite jointure, c’est l’instant ou l’on est inconscient, ou la peur nous terrorise assez pour que nous ne soyons plus qu’instinct de survie, plus conscient de ce qu’on vit, et qu’on ne réalise ce qu’on vient de faire qu’après coup, comme on observe ce que viens de faire un autre. Ainsi je serais déjà mort pour des mondes, qu’alors j’aurais quitté pour d’autres sans me rendre compte de rien. Qu’une crise cardiaque me laissant mort ici m’amènera dans un même ici, mais parallèle, et que je n’en sois pas conscient, puisque tout y est pareil, sauf que mon cœur n’a pas lâché et que ce ne fut qu’une peur. Ca doit ressembler à quelque chose de tragique puisqu’alors j’enterrerais tout ceux que je connais, et peut être qu’à un moment, tout ces mondes parallèles joueront ma mort, et là je ne peux fuir et je tombe, la bobine saute une dernière fois et s’arrête tout bêtement. C’est un songe qui lui a plu, qui laisse vivant celui qu’elle aimait et qui est parti trop tôt. Ainsi il est bien mieux qu’au paradis, il vit encore avec elle, dans un monde parallèle, même si elle elle vit sans lui, ici, et qu’il ne sera plus jamais dans ses mondes. |
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