
La vie est un voyage dont le but est la mort. Tout au début, l'insouciance, la joie des étapes, l'envie de voir des nouveaux pays, on ne voit pas le temps passer. Puis arrive un temps où l'on ne trouve plus de gout aux choses. Les yeux ne voient plus au loin, le regard s'éteint, le cerveau n'est activé que par les gémissement qui percent du fond de cale de cette embarcation à l'intérieur de laquelle on s'ennuie. On écoute, on reste immobile, les bruits et les craquements deviennent un sujet de questions, puis de préocupation, arrive un jour ou l'on comprend. Pauvre navire, ton temps est impartie, tu as déjà fait une longue route, la destination se trouve là où tu finis, et toi seul le sais, même pas, d'ailleur. Que vogue la galère, jusqu'a ce que le rythme du tambourin qui résonne en ton coeur laisse la place au silence, au silence de la mort. La perte de toute activité, plus rien, un néant entre quatre planches, à terre, le voyage est finie.