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| Nouvelles : Des maux, des camés |
| Posté par lermontov le 27/9/2006 6:15:00 (835 lectures) |
 J’ai mordu le cul de mon pharmacien. Je sais, ce n’est pas convenable. Qu’on damne les cons ! D’abord, il est petit et sec comme un coup de trique. Et puis il est chauve et moi je vois dans sa calvitie, sissi, quelque chose de suspect, un manque de tendresse, une erreur de la tonsure. Il m’a menacé avec un grand sourire. Donnez moi votre plainte, je vais la déposer.
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| Nouvelles : CYCLE ULTIME |
| Posté par Suldrunn le 30/5/2004 13:02:22 (1342 lectures) |
 LE CYCLE ULTIME
Ils avaient fondu sur nous comme les sauterelles sur un champs de céréales : Par milliers, annihilant tout sur leur passage. Ne laissant que silence derrière eux. Ils avaient d’abord attaqués les colonies lointaines, trop éloignées pour être efficacement défendues. Des cris d’épouvante étaient parvenus jusqu’à la Terre, mais depuis, plus aucunes nouvelles. Les relais de communication avaient sans nul doute été détruit. Aucuns vaisseaux de secours ou de guerre n’étaient revenus. Il semblait que nul n’avait vécu assez longtemps pour raconter le pire, et les peuples de la Terre, unis dans la crainte contre l’insaisissable ennemi, se perdaient dans des conjectures basées sur du vent…Le belliqueux et impitoyable ennemi surgissait du néant, attaquait et disparaissait presque aussitôt son œuvre de mort achevée. Tout ignorer de l’agresseur ajoutait encore à la terreur.
Un matin, ils furent aux portes du système solaire. Les satellitaires furent balayées comme fétus malgré une défense acharnée. Mars, puissamment armée, entra à son tour dans le combat pour sa propre survie. Combien de temps tiendrait-elle ? Elle était l’ultime rempart avant l’assaut de la Terre…
Les pilotes expérimentés et les réservistes terriens, toutes nationalités confondues, furent envoyés à la rescousse. Ils se battirent avec courage et détermination, mais bientôt ils ne furent plus assez nombreux et Mars menaça de tomber à son tour. Les état-majors se virent alors contraints d’envoyer les cadets sur le front défensif. Pour la plupart, c’était encore des enfants. Des enfants partant le cœur léger, prêts à en découdre avec l’inconscience de la jeunesse et qui ne réalisaient pas qu’ils allaient à la mort. Certains pourtant, sans doute portés par la Fortune, formèrent des escadrilles qui résistèrent plus que d’autres, l’une d’elles était l’escadrille 113 .
Ces huits jeunes gens n’avaient pas encore connu l’épreuve du feu. En simulation, ils étaient parvenus à un score si excellent qu’ils furent incorporés à l’équipage du Gaia. Le Gaia, c’ était le fleuron de la flotte terrienne. Un vaisseau titanesque, emportant dans ses flancs des milliers de soldats et d’appareils de combat. Les huit jeunes gens et filles de l’escadrille 113 étaient très fiers de cette affectation prestigieuse que jamais ils n’auraient espéré obtenir en temps de paix.
Agnella Christus était un poids plume aux nerfs trempés dans l’acier, major de sa promotion. « Une guerrière » avait dit son père avec orgueil. Une jeune fille de vingt-trois ans qui devait mener au combat une escadrille complètement inexpérimentée, et ramener le plus possible de survivants. A chaque sortie. Sa jeune troupe était composée de cinq filles et de trois garçons. Leur juvénile amitié, la confiance que chacun mettait en l’autre était leur plus grande force, mais cela ils n’en étaient pas conscients.
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| Nouvelles : Monstre Ordinaire |
| Posté par Suldrunn le 29/5/2004 18:23:47 (1342 lectures) |
 Douze ans.. Douze ans, qu’elle supportait ses reproches et sa mauvaise humeur. Elle avait tout tenté, donné le meilleur du meilleur d’elle-même, mais cet homme était comme le tonneau des Danaïdes : elle avait eu beau le remplir d’amour et d’abnégation, il était toujours vide. Vide de tous sentiments, que ce soit amour ou simple gratitude pour le mal qu’elle se donnait pour lui. Il était plein d’une morgue ridicule, se vantait sans arrêt de choses qu’ils n’avaient jamais faites, elle n’en pouvait plus…Son cœur et sa tête débordaient de ressentiment, de colère rentrée, de souffrance aussi. Elle ne supportait plus son pas dans l’escalier le soir, elle ne supportait plus son regard mauvais chaque fois qu’il se posait sur elle, son souffre-douleur familier. Elle ne supportait plus l’odeur de l’alcool, cette odeur de vin bon marché dont il se remplissait tous les jours jusqu’à plus soif, jusqu’à tomber.
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| Nouvelles : Barjave et Elle |
| Posté par Amen le 21/6/2003 22:10:00 (1726 lectures) |
 Voila une nouvelle que j'ai ecrite il y'a plus d'un siecle, jamais montrée... Autant qu'elle ne finisse pas perdue dans les meandres de mon disque dur...
"Chaque création a son Créateur pour noyau." René Barjavel
Je m'appelle Daniel Rive, et je suis un homme ridicule. douzieme nuit que je passe ici, face à elle, face à cette page desesperement blanche. les mots me viennent, ils sont là, mais ils se perdent quelque part entre la tete et la plume. |
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